Conservation, injections, rappels... Le casse-tête de la gestion des stocks de vaccin

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La campagne de vaccination contre le Covid-19, lancée dimanche dans deux établissements avec le vaccin fabriqué par Pfizer-BioNTech, nécessite une logistique complexe. À ce stade de la distribution, la France dépend encore des seules livraisons de Pfizer. Et devant les difficultés de conservation du produit, elle doit pratiquement gérer les stocks flacon par flacon. 

Ainsi, il faut à tout prix éviter les pertes chaque fois qu'une fiole - soit l'équivalent de cinq doses -, est ouverte. Ce sont donc cinq vaccins qu'il faut injecter au plus vite. S'il n'y a pas assez de patients volontaires pour finir le flacon, les soignants de l'établissement héritent des doses restantes. C'était le cas dimanche à l'hôpital René-Muret de Sevran, où ont eu lieu les premières injections

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Garantir l'accès des premiers vaccinés à la dose de rappel

Il faut aussi s'assurer que les personnes vaccinées puissent bénéficier du rappel. Cette seconde piqûre, qui intervient 21 jours plus tard, est nécessaire pour être immunisé contre le virus du Covid-19. Pour cela, la France fait des stocks : lorsqu'elle reçoit un lot, la moitié est expédiée pour vaccination, l'autre moitié reste dans un congélateur en attendant le rappel. 

Cette situation demande beaucoup d'adaptation, reconnaît Anne Jacolot, responsable de la pharmacie à l'hôpital de Sevran. "Ça va être une organisation et une logistique un peu serrée. On n'a pas tou...


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