Consentement: une association veut faire figurer des messages de prévention sur l'emballage des préservatifs

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Préservatifs
 - Kerry J - Flickr - CC
Préservatifs - Kerry J - Flickr - CC

"Sans oui, c'est non". Selon Le Parisien, l'association Sexe et Consentement souhaite "promouvoir une culture du consentement en France", et a lancé fin septembre une pétition dans ce sens sur Change.org. Avec sa campagne "Pas de Consentement, pas de Sexe", l'association, soutenue par le Planning Familial et l'ONU Femmes France, veut rendre obligatoires les messages liés au consentement dans les publicités, les emballages et les notices d'articles liés à la santé et au plaisir sexuel.

La pétition, qui a déjà recueilli plus de 16.500 signatures, est adressée directement au ministère de la Santé et au ministère chargé de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes. Elle vise à rappeler, par des messages simples et positifs tels que "Tout le monde est ok?" "On t'a dit oui?" ou encore "Sans oui, c'est non", la nécessité d’un consentement "libre, éclairé et enthousiaste" avant tout acte sexuel.

Pas de messages négatifs

Une sorte de message de prévention, qui serait obligatoirement affiché sur les sites de rencontres, à caractère érotique ou pornographique, ainsi qu'au bas des produits comme les préservatifs ou les jouets sexuels. L'association rappelle qu'une telle démarche est déjà mise en place sur les produits alimentaires dans le cadre de la campagne "Manger-Bouger" et estime qu'au même titre, les violences sexuelles sont un problème de santé publique.

Sexe et Consentement souligne aussi l'importance de ne pas afficher de message "négatif", pour ne pas représenter le moindre obstacle à l'achat des produits en question. Selon l'association, sa campagne pourrait atteindre un large public, afin de faciliter "l'ouverture de discussions nécessaires sur la sexualité et le consentement", notamment dans les écoles et les universités. Sexe et Consentement avait d'ailleurs été consultée par l’IGESR (l'Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche), en mai 2021, dans le cadre d'un audit des IEP sur les violences sexuelles commises sur les campus.

https://www.youtube.com/embed/tLQEw4faees?rel=0

L'association rappelle également qu'Emmanuel Macron avait évoqué la question du consentement en novembre 2017 à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, l'une des "grandes causes du quinquennat".

Article original publié sur BFMTV.com

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