Le Conseil national de la Refondation de Macron déjà conspué par l'opposition

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Emmanuel Macron photographié à l'Élysée le 13 mai (illustration). (Photo: POOL New via Reuters)
Emmanuel Macron photographié à l'Élysée le 13 mai (illustration). (Photo: POOL New via Reuters)

Les adversaires du chef de l'État voient dans cette annonce un "artifice de communication”.

POLITIQUE - Ils ne savent pas encore à quoi cela va ressembler précisément, mais ils savent déjà qu’ils n’en veulent pas. Après l’annonce faite par Emmanuel Macron de vouloir réunir un “Conseil national de la refondation” avec les “forces politiques, économiques, sociales, associatives” ainsi que des citoyens tirés au sort, plusieurs responsables de l’opposition montent au créneau ce samedi 4 juin pour dénoncer un coup de communication visant à rappeler le Conseil national de la résistance (CNR).

Pour l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, cet outil “n’est qu’un gadget de plus” qui ne saurait résoudre les crises que traverse le pays. “Le deuxième mandat d’Emmanuel Macron est à peine entamé qu’on n’en peut déjà plus de ce nouvel artifice de communication”, a taclé l’élu de droite. Dans le même parti, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a formulé des critiques similaires. “Quand le vide politique tente de se cacher derrière la grandiloquence des mots et la pesanteur des artifices de communication”, a tweeté le sénateur, dénonçant la “vieille soupe” que le chef de l’État voudrait faire avaler aux Français.

Encore plus à droite, Marine Le Pen a également vivement critiqué cette annonce. “Le Conseil national de la refondation est l’énième artifice de communication qu’Emmanuel Macron a trouvé pour faire croire qu’il changera sa politique et sa manière de gouverner”, a raillé Marine Le Pen, appelant à voter “pour un maximum de députés RN à l’Assemblée”.

À gauche, du côté de la Nupes, c’est le député de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, qui a sonné la charge contre ce “Conseil national de la manipulation”. Pour l’insoumis, il suffit de regarder ce qu’ont donné les précédentes initiatives du chef de l’État pour se faire une idée du résultat. “Parmi les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, seules 15 sur 149 ont été reprises”, poursuit Alexis Corbière.

“Il se prend pour Ambroise Croizat”
“Emmanuel Macron veut décider tout seul et va créer une nouvelle usine à gaz avec ce Conseil national de la refondation”, a renchéri sur franceinfo, Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites. “J’ai l’impression qu’il se prend pour Ambroise Croizat”, raille-t-elle, en référence au ministre communiste ayant instauré après guerre le régime général de la Sécurité sociale. “Le Conseil national de la Résistance a créé la Sécurité sociale, et monsieur Macron veut la détruire et détruire les droits à la retraite”, déplore-t-elle encore. Dans son interview accordée à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron assume le parallèle avec la fin de la deuxième guerre mondiale. “Nous vivons un temps comparable”, assure le chef de l’État, qui ajoute: “nous sommes dans une ère historique qui impose de changer profondément de modèle et puis la guerre est là”.D’où la nécessité selon lui de pouvoir faire des réformes via des organes qui permettent un consensus. “Ce conseil, que je lancerai moi-même, sera enclenché dès après les législatives”, a-t-il annoncé.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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