Conseil national de la refondation : un lancement marqué par de nombreux absents

Une nouvelle instance pour "revitaliser" la vie politique : Emmanuel Macron a lancé ce jeudi le conseil national de la refondation à Marcoussis, en présence de membres du gouvernement et de représentants de la société civile. Une première réunion marquée par l'absence de nombreux syndicats et de l'opposition qui dénoncent une manière de contourner le Parlement.

Promesse de campagne du président, le conseil national de la refondation se veut rassembler partis politiques, associations, syndicats et citoyens pour discuter des enjeux de société en France. Emmanuel Macron l'a présenté comme une nouvelle méthode de gouvernance, centrée sur l’action.

Si on veut changer les choses en profondeur, c’est pas des lois et des décrets qu'il nous faut davantage. C'est donc de transformer notre manière d'agir en remettant les forces vives sur le terrain, au coeur de l'action publique. Il va y avoir à cet égard au moins trois grands sujets de priorité à mes yeux : l'école, la santé et le plein emploi.

Quels thèmes ?

Le conseil national de la refondation traitera cinq grands thèmes de réflexion : plein emploi et industrialisation, école, santé, "bien vieillir" et transition écologique.

Pour l'Elysée, l'ambition est claire : maintenir un dialogue entre toutes les parties prenantes et aboutir à des consensus et des solutions concrètes pour la France.

Une "consultation nationale très large" en ligne et sur le terrain devrait suivre dans les prochaines semaines.

Un conseil boudé par l'opposition

Une cinquantaine de participants ont répondu à l'appel mais cette première édition, tenue à huis clos, a surtout été marquée par de nombreux absents.

Les syndicats et l'opposition ont en effet boudé l'invitation, reprochant au conseil national de la refondation de vouloir se substituer au Parlement et dénonçant une véritable confusion des rôles.

Les opposants évoquent également le manque de considération des propositions issues des initiatives telles que le Grand débat (lancé en 2019) ou la convention citoyenne pour le climat qui donnaient la parole aux Français.

La Première Ministre Elisabeth Borne a affirmé que le conseil resterait ouvert à ceux qui souhaiteraient le rejoindre dans un second temps.