Conseil national Les Républicains : Nicolas Sarkozy snobé par plusieurs ténors

Éléonore Merlin

C'est peu de dire qu'un air de primaires flotte déjà chez Les Républicains. Nicolas Sarkozy a tenu ce dimanche un discours de clôture du Conseil national du parti qui se tenait ce week-end en l’absence de plusieurs ténors du parti.

Des engagements familiaux

Bruno Lemaire a invoqué la célébration de la Saint-Valentin avec son épouse pour justifier son absence, Laurent Wauquiez était sur RTL, quand François Filllon, Alain Juppé et les autres ont évoqué des engagements familiaux…Pourtant, l’ancien chef de l’Etat avait prévenu que ce discours, qui l’engageait, devrait définir les orientations du parti pour 2017 avant d’être soumises au vote des militants en avril.

Un discours très à droite

Mais pas de quoi déstabiliser l’ancien chef de l’Etat qui a tenu un discours très ferme à la tribune, devant les militants réunis. On retiendra peu de nouveautés et une tonalité très à droite, Nicolas Sarkozy déclarant notamment : "Le courage, c’est aussi d’assumer la rupture franche avec la gauche sur toutes les questions économiques et sociales".

Le président du parti a aussi évoqué le "choc des civilisations" et fustigé en vrac l’assistanat, la théorie du genre, la réforme de l’orthographe, avant de défendre une nouvelle fois la stratégie du "ni-ni" face au Front National, c’est-à-dire ni alliance ni Front Républicain.

Loin derrière Alain Juppé dans les sondages

Selon un sondage publié hier, Nicolas Sarkozy a bien de quoi s'inquiéter: l'ancien président perd de plus en plus de terrain face à Alain Juppé dans le cœur des Français. A la question de savoir quelle personnalité ils "préféraient" voir représenter le parti LR en 2017, 47% des sondés ont répondu Alain Juppé, devant Nicolas Sarkozy, à égalité avec François Fillon (11%). Bruno Le Maire est à 10%, un point devant Nathalie Kosciusko-Morizet (9%), selon cette enquête BVA pour Orange et iTELE publiée samedi. I est vrai que parmi les sympathisants l'écart entre les deux hommes se rétrécit avec 48% pour Juppé contre 20% pour Sarkozy.