Conseil européen : "moment de vérité" selon Macron, "très difficile" pour Merkel

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Face à une crise économique historique, les 27 dirigeants de l'Union européenne doivent se mettre d'accord sur un plan de relance de 750 milliards d'euros, qui ne fait pas l'unanimité en dépit du soutien de la France et de l'Allemagne.

Les dirigeants européens ont de nouveau rendez-vous avec l'Histoire. Ce vendredi à Bruxelles, le plan de relance échafaudé par Emmanuel Macron et Angela Merkel est au menu du Conseil européen. En jeu : 750 milliards d'euros, dont 500 milliards de subventions, qui ont vocation à aider les pays de l'Union européenne à affronter la catastrophique crise économique provoquée par le coronavirus. Plusieurs pays, hostiles aux dépenses, ont déjà fait entendre leur opposition : les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark, la Suède et la Finlande.

A son arrivée, vendredi matin, Emmanuel Macron a indiqué s'attendre à une négociation compliquée, tout en se disant «confiant mais prudent». «Ce sera long, ça peut être pénible. C'est un moment de vérité pour l'Europe», a-t-il souligné. «Je porterai le maximum d'ambition et avec la chancelière Merkel, aux côtés l'un et l'autre du président Michel, nous ferons tout pour qu'un accord soit trouvé», a ajouté le président français. Dans un tweet publié à la mi-journée, Emmanuel Macron a rappelé que «pour la France, 35 milliards d’euros sont en jeu».

Angela Merkel, elle aussi, aborde avec prudence les discussions à venir : «Je dois dire que les différences sont encore très, très grandes. (...) Je m'attends à de très difficiles négociations», a-t-elle déclaré à son arrivée.

L'instrument de relance proposé par la Commission européenne, suite à l'accord entre Paris et Berlin, prévoit que les 750 milliards d'euros seraient engagés sur quatre ans, entre 2020 et 2024, grâce à des emprunts réalisés au nom de l'Union, une première historique.


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