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"Le Conseil constitutionnel est sorti de son lit": Wauquiez dénonce la censure de la loi immigration

Le président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, estime que la large censure du projet de loi "vide de son contenu une loi votée par les deux tiers des parlementaires, soutenue par les Français".

Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a dénoncé jeudi 25 janvier dans une interview au Parisien la censure en large partie de la loi immigration par le Conseil constitutionnel.

"Le Conseil constitutionnel est sorti de son lit", accuse-t-il.

"Son rôle théoriquement était de faire le partage entre la loi et le règlement (...). Désormais, le juge s'est mis à écarter les lois", estime-t-il.

Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi 35 articles sur les 86 que contient le projet de loi immigration. La décision a été vivement contestée à droite, mais est estimée satisfaisante pour le gouvernement.

"Un coup d'État de droit"

Laurent Wauquiez, possible candidat LR à la présidentielle de 2027, dénonce une "décision" dont il estime qu'elle "vide de son contenu une loi votée par les deux tiers des parlementaires, soutenue par les Français".

"Si on doit résumer, les Français élisent des parlementaires qui votent une loi qui ne sera pas appliquée. Ça s'appelle la comédie de l'impuissance", déplore-t-il.

"Petit à petit, s'est installé ces dernières décennies dans notre pays un coup d'État de droit, dont cette décision du Conseil constitutionnel n'est qu'une des illustrations", affirme-t-il.

"Ce n'est pas l'État de droit qui est à l'œuvre, mais une idéologie qui consiste à abattre toutes les formes d'autorité, celle de l'État en premier lieu", ajoute-t-il, estimant que le Parlement doit avoir "le dernier mot".

Un "hold-up démocratique" pour Ciotti

Le président des Républicains Éric Ciotti a dénoncé ce vendredi une décision "scandaleuse", parlant d'"un hold-up démocratique" du Conseil constitutionnel.

Il affirme que ce dernier, en censurant pour des raisons de forme une large partie de la loi immigration, "prive le peuple français de sa souveraineté", et accuse le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius de "collusion" avec Emmanuel Macron.

Le chef de l'État a "pris acte" jeudi de la décision du Conseil constitutionnel et a demandé à Gérald Darmanin de "tout mettre en œuvre pour que la loi soit appliquée dans les meilleurs délais" pour une application des premières mesures "dès ce week-end".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Loi immigration: pourquoi près de 40% des articles ont été censurés par le Conseil constitutionnel