"Les conséquences de 10 ans de torture psychologique" : le père de Julian Assange inquiet pour sa santé, à l'approche de son procès

Antoine Giniaux

"C'était un homme d’une nature très douce, et il ne l'est plus vraiment." John Shipton sort du parloir de la prison de Penmarch, près de Londres, après une énième visite à son fils, Julian Assange. Un homme qu'il ne reconnaît plus ou presque. "Il souffre des conséquences de 10 ans de torture psychologique", soupire John.

Ce sont les mots d'un père inquiet pour la santé mentale et physique de son fils, à quelques jours d'une échéance qui s'annonce explosive. Le procès pour extradition de Julian Assange, le lanceur d'alerte et fondateur de Wikileaks, s'ouvre lundi 24 février, au Royaume-Uni. S'il est extradé vers les États-Unis, il risque 175 ans de prison, pour "espionnage".

Cette sentence, John Shipton n'ose pas l'imaginer, surtout après la lettre écrite dans la revue médicale britannique The Lancet par 117 médecins, de 18 pays différents. Les experts évoquent clairement un danger de mort. "Washington adorerait que Julian succombe à ces persécutions pour que ce soit une leçon pour tous les autres journalistes. Et les autres éditeurs, les autres médias. C’est un problème global", estime le père d'Assange.

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