Conquête spatiale : l'exploration de Mars ne cache-t-elle pas des objectifs plus proches de Jupiter?

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Jamais Mars n'avait été autant médiatisée que cette semaine, au risque d'apparaître comme une cible obsédante. L'explication de cet "embouteillage" est pourtant toute rationnelle. La fenêtre de tir pour ces lancements audacieux vers Mars était très courte l'été dernier et il était donc assez logique que tous ceux qui l'ont utilisé arrivent en même temps ou presque à proximité ou sur la planète rouge. Chacune des puissances spatiales impliquées a joué sa partition : les Emirats celle de la science moderne ; la Chine celle de la créativité, comme lors de son alunissage sur la face cachée de la Lune ; et les Etats-Unis celle de la puissance technologique inégalée avec ce premier posé sur Mars qui ouvre une période d'exploration de haute intensité.

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La France y est associée grâce à sa caméra embarquée qui lui permettra de partager les fruits de la moisson scientifique. En attendant l'arrivée d'un rover européen sur Mars l'an prochain, via le lancement d'une fusée du programme spatial russe, ces phases de conquête sont évidemment instrumentalisées par les puissances dans un jeu de compétition de soft power. 

Un reflet de la géopolitique mondiale

"Tout ce à quoi on vient d'assister reflète assez bien la carte de la géopolitique mondiale", confirme Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et auteur du Nouvel âge spatial, de la guerre froide au new space (CNRS Editions). "Ces pro...


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