"On connaît déjà la vérité! C'était un complot": Oliver Stone revient sur l'assassinat de JFK

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Oliver Stone lors d'une conférence de presse à Busan, le 13 octobre 2017 - Jung Yeon-Je - AFP
Oliver Stone lors d'une conférence de presse à Busan, le 13 octobre 2017 - Jung Yeon-Je - AFP

Fervent partisan de la théorie du complot concernant la mort de John Fitzgerald Kennedy, Oliver Stone expose son point de vue dans un documentaire. JFK revisité: de l'autre côté du miroir, présenté au dernier festival de Cannes, regroupe de nombreux témoignages appuyant la théorie d'une implication de la CIA dans l'assassinat du 35e président des Etats-Unis, tué par balle à Dallas le 22 novembre 1963 tandis qu'il saluait la foule à l'arrière de sa décapotable. Le cinéaste américain explique sa démarche dans les colonnes de Paris Match.

Selon la "thèse officielle", comme la décrit Oliver Stone, John Fitzgerald Kennedy a été assassiné par Lee Harvey Oswald. "Avant d'être tué par Jack Ruby, le surlendemain, Oswald niait tout. Il prétendait être le gogo de l'affaire, celui à qui l'on allait faire porter le chapeau", rappelle-t-il, avant d'évoquer les incohérences soulignées par son documentaire:

"Selon quarante personnes ayant vu le cadavre de JFK à l'hôpital Parkland juste après l'assassinat, les photos officielles présentées ne lui correspondent pas, ce qui signifie qu'elles ont été trafiquées (...) Toutes affirment avoir vu une plaie béante à l'arrière du crâne, provoquée par une balle venant de l'avant et non pas de l'arrière. Cela remet en question la thèse du tueur solitaire (...) situé derrière la voiture du président..."https://www.youtube.com/embed/SsrwbkN9HK4?rel=0

"Sa politique étrangère allait à l'encontre des intérêts de la CIA"

Il évoque également une incohérence sur la marque de l'arme utilisée, l'absence des empreintes d'Oswald sur cette dernière ou encore des divergences entre l'autopsie et les rapports officiels. Il parle également de témoignages contradictoires et de rétractations, notamment ceux de Gerald Ford, 38e président des Etats-Unis: "Il s'en est ouvert à Valéry Giscard d'Estaing", rapporte-t-il.

Oliver Stone s'était déjà penché sur l'affaire en 1992 avec le film JFK, porté par Kevin Costner et Tommy Lee Jones. Selon lui, c'est l'immense succès du film qui a permis "la déclassification d'un certain nombre de documents"; en 2017, 2.800 documents ont été rendus publics. Mais les fichiers les plus sensibles sont restés secrets sur décision de Donald Trump, le président de l'époque, qui a suivi l'avis du FBI et de la CIA.

Pour le cinéaste, c'est cette dernière qui serait à l'origine de l'assassinat: "Il faut se souvenir que John F. Kennedy, après le désastre de la baie des Cochons, avait décidé de mettre au pas la CIA avec, notamment, des coupes franches dans son budget. Toute sa politique étragère allait à l'encontre des intérêts de la CIA. Et de conclure:

"On connaît déjà la vérité! C'était un complot. Il a été tué par des forces qui le dépassaient et qui, depuis, effraient tous ses successeurs."

Article original publié sur BFMTV.com

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