Conjoncture : pour l’Afrique, des lendemains meilleurs

Par Sylvie Rantrua
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Le choc de la pandémie est particulièrement sévère pour les pays les moins avancés de la planète. Un an après, la Banque mondiale entrevoit un retour à la croissance progressif. 
Le choc de la pandémie est particulièrement sévère pour les pays les moins avancés de la planète. Un an après, la Banque mondiale entrevoit un retour à la croissance progressif.

Le Covid a plongé l'Afrique dans sa première année de récession depuis 25 ans. Cela aurait pu être pire. Le dernier rapport semestriel « Africa Pulse » sur la conjoncture, publié en avril par le bureau Afrique de la Banque mondiale, précise que « l'activité économique de l'Afrique subsaharienne s'est contractée de 2 % en 2020, correspondant au niveau inférieur de la fourchette de prévisions publiée dans l'édition d'avril 2020 ». Une récession nettement moins violente que celle vécue dans nombre de pays développés. « Ces données reflètent une propagation plus lente du virus et une plus faible mortalité liée au Covid-19 dans la région, une forte croissance agricole et un redressement plus rapide que prévu des prix des produits de base », note la Banque mondiale.

Malgré ces résultats, pas si mauvais, la pauvreté s'est aggravée. Les personnes les plus vulnérables ont été particulièrement affectées, confrontées qu'elles ont été à un manque d'opportunités et à un accès inégal aux filets sociaux de sécurité.

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Seconde vague plus dure

Pour 2021, l'Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance entre 2,3 % et 3,4 %. Cependant, les auteurs du rapport mettent en garde : « Les prévisions du scénario de référence pour 2021 pour la région sont en partie revues à la baisse à cause d'une seconde vague d'infection du Covid-19 qui pourrait être pire que la première, en raison de l'apparitio [...] Lire la suite