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Conjonctivite en Afrique de l'Est: un recours aux remèdes traditionnels qui inquiète

Des Comores à Madagascar en passant par la Tanzanie, plusieurs pays africains sont actuellement touchés par une épidémie de conjonctivite. Ainsi, à Dar es Salam, capitale tanzanienne, le nombre de cas des yeux rouges est passé de 800 malades à plus de 5 000 en deux semaines.

Des yeux rouges qui piquent ou qui pleurent, des paupières gonflées... Depuis début janvier, la conjonctivite irrite des milliers de personnes dans quatre pays africains – Comores, Madagascar, Tanzanie et Kenya – et à Mayotte. D'origine virale ou bactérienne, la maladie est sans danger, à condition de bien respecter les consignes sanitaires. Problème : certains patients préfèrent recourir à des remèdes alternatifs pour se soigner.

Ce qui inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS). « Tout ce qui pourrait être appliqué sur les yeux pourrait avoir un effet irritant, voire corrosif et cela pourrait entraîner la formation de cicatrices. Une fois les cicatrices formées, la transmission de la lumière est entravée. Cela entraîne une perte de vision ou une vision floue, ce qui rend la maladie plus difficile à soigner que si on la laissait guérir toute seule », explique Kaitesi Mukara, médecin au sein du bureau régional de l'OMS à Brazzaville.

En Tanzanie, alors que l'épidémie de conjonctivite s'étend désormais à 17 des 31 régions, les autorités multiplient les messages de prévention. Entretien avec Christopher Cyrillo Mathias, médecin à Dar es Salaam.

RFI : Quelle est la situation en Tanzanie ?

En tant que médecin, quel est le défi représenté par les médecines alternatives proposées par des guérisseurs traditionnels ?


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