A son congrès, le Rassemblement national se livre à un exercice d’autosatisfaction

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Cela devait être le lancement en fanfare de la campagne présidentielle, après le succès qu’ils attendaient tous aux régionales. Ce ne sera pas non plus le congrès du débat et de l’analyse, après la défaite amère de dimanche dernier. Réunis à Perpignan (Pyrénées-Orientales) pour leur 17e congrès, dirigeants et élus du Rassemblement national (RN) ont profité de cette première journée pour s’essayer à la méthode Coué. Dans le Palais des congrès, barricadé par des barrières de sécurité, les orateurs du parti d’extrême droite se sont succédé à la tribune lors d’une série de tables rondes où ils ont donné l’impression de chercher à se rassurer eux-mêmes.

Ainsi, le chef-de-file du RN dans les Bouches-du-Rhône (83), et conseiller de Marine Le Pen, a livré son analyse du mauvais score lepéniste après avoir mené une étude "dépassionnée" de la carte électorale. En réalité, un exercice d’autosatisfecit visant à donner l’image d’un parti qui ne s’inquiète pas d’avoir perdu presque 10% des voix entre 2015 et 2021. "Les élections locales ont rarement été prédictives des élections présidentielles qui suivaient", a-t-il expliqué avant de donner l’exemple des Républicains (LR), en effet vainqueurs des régionales de 2015 avec 40,24% mais absent du second tour des présidentielles de 2017. Pas de quoi s’inquiéter en somme, puisqu’il ne fait aucun doute que l’électorat du RN qui boudé les urnes, "jeune" et "issu des classes moyennes", se remobilisera en 2022. "Ils sont sensibles à l’hyper-p...


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