Congrès des Républicains : gare à la triche !

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POLITIQUE - Après un mois de campagne, les candidats à la présidence des Républicains sont (presque) passés inaperçus. Et pourtant, ce samedi 3 décembre, près de 90 000 adhérents du parti sont appelés à élire leur nouveau chef. Un rendez-vous important pour le parti, qui fait remonter à la surface de douloureux souvenirs.

Bienvenue dans le dernier épisode de House of LR, la série du HuffPost, à peine moins sanglante que Game of Thrones et au moins aussi cruelle et tordue que Succession.

Rappelez-vous le douloureux souvenir du pire scrutin interne de l’histoire de la droite, il y a dix ans presque jour pour jour. Le dimanche 18 novembre 2012, ce qui devait être une banale journée d’élection se transforme en psychodrame. Sur fond de soupçons de fraude, Jean-François Copé et François Fillon revendiquent tous deux la victoire, et s’affrontent par média interposé pendant plusieurs jours, au risque de faire exploser leur propre famille politique, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Faux adhérents et chien votant

Cette guerre de succession reste un traumatisme pour le parti de droite, et pour les candidats du moment. « Il faut faire attention parce qu’on sait que les campagnes internes ça peut être très dur, a rappelé Bruno Retailleau sur le plateau de Public Sénat, le 6 octobre dernier. Le candidat à la présidence des Républicains a aussi écrit à la direction du parti pour demander des « garanties solides » sur la loyauté du scrutin, craignant de « fausses adhésions », selon une lettre révélée jeudi par Le Point.

L’élection de 2012 n’est en effet pas la dernière à faire état d’irrégularités. Le 23 février 2022, une enquête de Libération qualifie de « bidon » la primaire du parti de 2021, qui fait de Valérie Pécresse, la candidate LR à la présidentielle. Le quotidien met en lumière le vote de faux adhérents, de personnes décédées, et même d’un chien, Douglas, devenu star des réseaux sociaux. Des accusations immédiatement réfutées par le parti, qui défend un congrès « en tout point exemplaire. »

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