Congrès du PS: qui est Nicolas Mayer-Rossignol, l'adversaire d'Olivier Faure au second tour?

Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen, le 16 décembre 2022  - AFP/STEFANO RELLANDINI
Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen, le 16 décembre 2022 - AFP/STEFANO RELLANDINI

Les résultats sont désormais connus: la motion d'Olivier Faure est arrivée en tête au premier tour du congrès du Parti socialiste (PS) ce jeudi. Il affrontera au second tour Nicolas Mayer-Rossignol, qui a devancé Helène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin.

Méconnu des Français, l'homme de 45 ans est néanmoins familier pour les Rouennais, dont il est l'édile depuis les dernières élections municipales en 2020.

Cet ingénieur des Mines a commencé son parcours politique auprès de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, qui l'a embauché en 2008 à l'agglomération de Rouen. Nicolas Mayer-Rossignol avait proposé par mail ses services à celui qui était alors président de cette instance. Le socialiste lui avait répondu "dès le lendemain", racontait le principal intéressé dans L'Express il y a quelques années.

Il devient le benjamin des présidents de région en 2013

Il a ensuite suivi Laurent Fabius au Quai d'Orsay, lorsque ce dernier est devenu ministre des Affaires Étrangères. Sa fonction: conseiller chargé du Développement, des Affaires économiques, du G20 et des Entreprises.

Sur le plan local, cet ex-militant d'Attac a rapidement gravi les échelons. Élu conseiller régional de Haute-Normandie en 2010, il prend de cette institution après le départ du socialiste Alain Le Vern en 2013. À 36 ans, il est alors le plus jeune parmi les présidents de région. 7 ans plus tard, il devient maire de Rouen et président de la Métropole Rouen Normandie.

Lors de la présidentielle, Anne Hidalgo choisit sa ville pour annoncer qu'elle est candidate à l'élection présidentielle. Durant sa campagne, Nicolas-Mayer Rossignol sera son porte-parole.

Au congrès, il souhaite incarner une "troisième voie"

Visiblement resté proche de l'élu normand, la maire de Paris a décidé de le soutenir dans le cadre du congrès. Nicolas Mayer-Rossignol bénéficie également des soutiens de Carole Delga, présidente de la région Occitanie ou encore Valérie Rabault, députée et cheffe de file du groupe parlementaire socialiste lors de la dernière législature.

Dans un scrutin interne dont l'enjeu est avant tout l'avenir de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), il prône une "troisième voie". Entre celle d'Olivier Faure, favorable à l'union des gauches, et celle d'Hélène Geoffroy qui souhaitait sortir de cette coalition si elle avait été élue. Pour lui, sa "voie centrale" est la seule qui est capable de "rassembler tous les socialistes".

Lors d'un débat sur France Info avec les deux autres candidats samedi dernier, Nicolas Mayer-Rossignol a résumé sa position sur la Nupes. Selon lui, il s'agit d'un "cadre utile à l'Assemblée nationale pour que les groupes se parlent." "Mais est-ce que ça suffit pour gagner, non", a-t-il également estimé. Il plaide pour "des États généraux de la transformation sociale et écologique".

Pour autant, au regard des résultats du premier tour, il apparaît difficile pour Nicolas Mayer-Rossignol de devenir Premier secrétaire du PS. En effet, la motion portée par Olivier Faure aurait obtenu entre 47,5 et plus de 50% selon les premières tendances quand celle du maire de Rouen a recueilli autour de 30% des voix.

Lot de consolation: il pourrait bénéficier des voix de certains soutiens d'Hélène Geoffroy tant celle-ci est radicalement opposée au maintien d'Olivier Faure à la tête des socialistes.

Article original publié sur BFMTV.com