Congrès de l'UICN : les zones sauvages de France cartographiées

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Des géographes ont réalisé la carte de France des espaces naturels les moins touchés par l’activité humaine, et ce sans quitter leur bureau, grâce aux bases de données existantes.

Adrien Guetté, géographe à l’Université d’Angers et Jonathan Carruthers-Jones de l’Université de Leeds (Royaume-Uni) viennent de mettre en leur carte de la "France sauvage", ces espaces qui ont été le moins perturbé par l’activité humaine. Un travail de romain parfaitement virtuel. Ils n’ont pas quitté leurs ordinateurs mais utilisés tous les systèmes d’information géographique (SIG) à leur disposition, y ajoutant quelques astuces de leur cru.

La définition d'une zone "sauvage"

Et d’abord, qu’est-ce que le "sauvage" ? En Europe, le terme n'a pas grand sens. Homo sapiens y est présent au minimum depuis 50.000 ans et il a marqué les paysages de son empreinte par l'agriculture et l'élevage d'abord, puis par son activité industrielle et économique ensuite. "C’est pourquoi nous avons d’abord travaillé sur une définition de la naturalité, a expliqué Adrien Guetté lors de la présentation de ce travail commun lors du congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille cette semaine. Elle repose sur trois aspects : les zones ont une intégrité biophysique, c’est-à-dire que leur paysage n’a pas subi de perturbation par l’Homme, elles sont ensuite "originelles", c’est-à-dire que la végétation suit des processus libres, non entravés, enfin, il doit y avoir une longue histoire. Ainsi, une forêt est considérée comme sauvage si elle est présente à cet endroit depuis plusieurs siècles".

La carte de l'influence humaine à partir du bâti et des routes. En France, très peu d'espaces sont totalement hors d'atteinte de l'action de l'Homme. Copyright CartNat

Les montagnes, dernier refuge du sauvage

Une fois la définition posée, les chercheurs ont exploité les bases de données d’occupation du territoire développées par l’Institut géographique national (IGN) qui gère l’inventaire forestier, le registre parcellaire agricole, le Cnes pour l’imagerie satellitaire, l’Office national des forêts, l’Office français de la biodiversité. Cette première "couche" a é[...]

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