Congrès de l'UICN : le suivi par satellite des animaux sauvages fait un grand bond en avant

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Au fur et à mesure du lancement des satellites d’observation de la Terre, le suivi des animaux sauvages devient plus facile, plus systématique et moins cher. Les chercheurs en retirent de nouvelles connaissances tandis que les gestionnaires peuvent ajuster leurs actions de préservation.

"XXL et XXS" : ainsi Christel Delmas résume-t-elle la nouvelle proposition de services annoncée au cours du congrès de l’UICN de la filiale de Centre national d’études spatiales qui propose depuis 1986 le suivi par balise du trafic maritime mais aussi des animaux grâce à la flotille Argos. "XXL parce que le suivi de la vie sauvage va changer d’échelle grâce aux lancements de nouveaux satellites et l’apport de l’intelligence artificielle et du big data, et XXS parce que nous allons pouvoir suivre des animaux de plus en plus petits grâce à la miniaturisation des balises", résume la cheffe de la division télémétrie de CLS.

Sur les cinq dernières décennies, 200.000 animaux ont été traqués par satellite. Principalement des gros : cétacés, rennes, bisons, chevaux sauvages, dont les migrations restent difficiles à suivre et à comprendre dans les immensités océaniques, nord-américaines et sibériennes. Mais aussi quelques petits comme certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Les capacités d’observation étaient limitées par le fait que seuls les huit satellites Argos étaient mobilisés. "Grâce à notre fililale Kineis, nous allons lancer d’ici 2025 25 nano-satellites qui vont multiplier les capacités, s’enthousiasme Christel Delmas. Ce sont des milliers d’animaux que nous allons pouvoir suivre simultanément".

Des données environnementales sur les lieux fréquentés par les animaux

Les données recueillies vont par ailleurs gagner en qualité et en quantité. Prenons l’exemple des rennes de Sibérie. Leur nombre est passé de plus d’un million il y a 20 ans à moins de 400.000 aujourd’hui. Les causes d’une telle hécatombe restent mystérieuses : fonte du permafrost du fait du changement climatique, épidémies, baisse de la disponibilité en nourriture ? Un premier programme a permis de mieux comprendre les itinéraires de migration de ces animaux à travers l’immensité sibérienne, des trajets semblables en distance à ceux effectués en mer par les poissons et les baleines et tout aussi diffic[...]

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