Congrès de l'UICN : enfin une reconnaissance pour les ONG africaines de protection des grands singes

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Porté par l’UICN France, une des motions adoptées à Marseille reconnaît le travail des associations locales de protection des grands singes et demande qu’on leur apporte une aide financière importante. Une reconnaissance tardive pour des militants africains oubliés par les Etats et les grandes ONG occidentales.

Pour incroyable que cela puisse paraître, le travail de terrain des petites ONG africaines dans la défense des grands singes était jusqu’à ce jour à peine reconnu. En témoigne à Marseille qui leur reconnaît un rôle essentiel, incite à utiliser leurs connaissances du terrain et des populations qui y vivent, et demande que les grands bailleurs internationaux de la biodiversité cessent de les ignorer. Ces associations locales remplissent pourtant un rôle qui ne date pas d’hier. Leurs militants sont présents toute l’année pour préserver les forêts occupées par les primates, défendre leur territoire des convoitises des agriculteurs et braconniers, éduquer les populations locales. "Notre ethnie est dédiée à la défense des chimpanzés, ce qui n’est pas le cas de tous les groupes d’Ouganda, a ainsi raconté Julius Kaganda de l’association Kichida. Pour nous, il est naturel de protéger les singes et nous agissons contre les braconniers mais nous visitons aussi les écoles pour faire prendre conscience de l’importance de la préservation des forêts aux jeunes. Et à travers eux, nous visons leurs parents".

La force de ces associations, c’est qu’elles connaissent bien leur territoire. "Elles savent ainsi très vite s’il y a des conflits en cours entre les animaux et les Hommes, notamment lorsque des singes ont détruits des champs, et elles peuvent intervenir rapidement pour calmer la situation", témoigne Sabrina Krief, primatologue et professeure au et fervente défenseuse de la motion. Les militants connaissent les familles riveraines des zones naturelles protégées ou non et savent trouver les mots pour inciter à changer les pratiques défavorables pour les animaux, un travail de persuasion qu’ils sont les seuls à faire. "Les Etats restent sur des logiques productivistes et ne préconisent pas d’utiliser de nouvelles pratiques agronomiques, de supprimer les apports en pesticide, d’aller vers le biologique afin d’éviter d’intoxiquer les primates, poursuit Sabrina Krief. Eux le font".[...]

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