Congrès LR: Bertrand répond aux critiques sur son départ du parti

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Bertrand répond aux critiques de ses concurrents sur son aller-retour chez Les Républicains (Photo: @CompteTwitterXavierBertrand)
Bertrand répond aux critiques de ses concurrents sur son aller-retour chez Les Républicains (Photo: @CompteTwitterXavierBertrand)

POLITIQUE - Passages obligés. Les cinq candidats à l’investiture Les Républicains se sont retrouvés ce samedi 20 novembre devant le Conseil national de leur parti pour y défendre leur programme à dix jours du congrès qui désignera le représentant de la droite pour le printemps 2022.

Le temps de prendre une photo de famille, tous se sont prêtés à l’exercice sur la scène du Palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux. L’occasion pour Xavier Bertrand de revenir sur une critique récurrente dans les rangs des Républicains, chez les militants ou les élus, sur son départ en décembre 2017. Un manque de loyauté, selon eux, que n’ont pas manqué de rappeler Michel Barnier et Éric Ciotti, ce samedi dans leurs discours devant le parlement du parti.

“Alors je sais bien, et je le vois en disant ‘bonjour’ et en serrant la main. Certains sont réservés à mon égard”, a d’abord répondu le président des Hauts-de-France comme vous pouvez le voir ci-dessous, avant de rappeler son long parcours dans les arcanes de la formation aujourd’hui dirigée par Christian Jacob.

“C’est vrai que je n’ai pas accepté”

“Oui à un moment donné, j’ai fait ce choix. Et il n’était pas si simple pour moi qui ai rejoint le RPR à l’époque, j’avais 17 ans. Je me suis engagé pour Jacques Chirac, son charisme, son énergie, a lancé Xavier Bertrand, J’ai exercé des fonctions chez les jeunes, chez les moins jeunes, jusqu’à avoir cette responsabilité, cet honneur que m’a confié Nicolas Sarkozy en me demandant de présider notre famille politique”.

Le patron des Hauts-de-France a ensuite répondu plus concrètement, en rappelant que son choix, “définitif” à l’époque, de quitter Les Républicains était un “choix de conviction”, au lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti.

“Je suis dans une des régions les plus difficiles pour un homme de droite et j’ai toujours eu à combattre les extrêmes. (...) Je les ai toujours combattues, comme à l’époque Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Philippe Seguin ont imposé également à nos candidats aux élections régionales en 1998 de ne pas mêler leurs voix à celles de l’extrême droite. Et il est vrai que le fait que nous ne voulions pas prendre de position commune pour faire barrage à l’extrême droite, je ne l’ai pas accepté”, a ainsi précisé celui qui a repris sa carte depuis -tout comme Valérie Pécresse.

Les “revenants” ciblés

Selon plusieurs journalistes présents sur place, Michel Barnier avait, un peu plus tôt, envoyé quelques piques à ses concurrents récemment revenus. “Adhérents, militants, comme vous, comme Nicolas Sarkozy, je n’ai jamais quitté le parti”, a-t-il notamment fait valoir, rappelant également qu’il “n’a jamais fait partie de ceux qui jugeaient Laurent Wauquiez trop à droite sur le sujet.”

Même stratégie pour Éric Ciotti qui n’a pas hésité à s’en prendre aux ”dynamiteurs de l’intérieur”, sans jamais citer, comme l’ancien négociateur sur le Brexit, ses concurrents. “Merci à Laurent Wauquiez qui, au lendemain de la défaite, a ramassé notre étendard à terre”, a également salué le député, pour mieux souligner le départ de certains à ce moment-là.

Une forme de scission, entre les “fidèles”, et les autres, qui pourrait être la clef du scrutin interne. Avant cela, les différents prétendants se retrouvent à nouveau dimanche pour leur troisième débat .

À voir également sur Le HuffPost: Quand Xavier Bertrand enchaînait les volte-face sur le Congrès LR

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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