Congo : polémique autour des causes de la mort de l’opposant Kolelas

Par notre envoyée spéciale au Congo, Agnès Faivre
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Parmi les supporteurs de Guy-Brice Parfait Kolelas, une thèse, en désaccord avec les conclusions du parquet de Bobigny, a germé.
Parmi les supporteurs de Guy-Brice Parfait Kolelas, une thèse, en désaccord avec les conclusions du parquet de Bobigny, a germé.

Le calme règne devant le domicile de Guy-Brice Parfait Kolelas, à Bacongo Mpissa, un quartier au sud de Brazzaville. Depuis la veillée mortuaire organisée lundi après l'annonce de sa mort, les proches, les sympathisants, parfois des responsables politiques continuent d'affluer pour présenter leurs condoléances. Assis sous les barnums disposés le long de la rue en terre, ils sont regroupés dans une ambiance solennelle. Mais, hors de ce périmètre, son décès brutal, survenu peu après son évacuation vers Paris lors du premier tour de la présidentielle ce dimanche 21 mars, n'en finit pas de défrayer la chronique.

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De quoi « Pako » est-il donc mort ?

Du « corona » ? D'empoisonnement ? Le chef de l'Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), principal adversaire dans les urnes du président sortant Denis Sassou Nguesso (déclaré vainqueur avec 88,6 % des voix), avait certes été diagnostiqué positif au Covid-19 en fin de semaine dernière. Mais nombre de Congolais n'y croient pas. « Il n'y a pas de corona ici », répètent-ils. Selon la base de données de l'université John-Hopkins, le pays enregistre 9 681 cas et 135 décès depuis l'apparition de la pandémie, pour plus de 5 millions d'habitants.

Ce mercredi, le parquet de Bobigny a rendu compte de l'enquête qu'il avait automatiquement ouverte à la suite du décès constaté, précise-t-il, « à 1 h 40, alors que l'avion qui le transportait depui [...] Lire la suite