Congo : le « lourd fardeau » de la dette due aux traders

Par Agnès Faivre
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Alors que s'ouvre la campagne pour la présidentielle du 21 janvier, le pays vit à l'heure d'une crise des prix du pétrole, aggravée par les mesures prises pour lutter contre le coronavirus (dettes, récession).
Alors que s'ouvre la campagne pour la présidentielle du 21 janvier, le pays vit à l'heure d'une crise des prix du pétrole, aggravée par les mesures prises pour lutter contre le coronavirus (dettes, récession).

Au Congo, la campagne présidentielle, qui a débuté le 6 mars, pourrait-elle s'achever avec l'annonce de la reprise des déboursements du Fonds monétaire international (FMI) ? Le 11 juillet 2019, cinq ans après la chute des cours du pétrole, l'institution financière avait annoncé un plan de sauvetage de 448,6 millions de dollars pour aider le pays à faire face à « la pire crise financière de son histoire ». 44,9 millions de dollars avaient été débloqués dans la foulée. Mais, depuis, plus rien.

Les nombreux objectifs imposés par le Fonds à Brazzaville, parmi lesquels « un vaste train de réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence » et la restructuration de la dette, n'auraient pas été atteints. Ce dernier point est crucial. La dette publique est « insoutenable », a réitéré le FMI à l'issue d'une mission de revue du programme du 18 au 25 février 2021. L'institution financière a toutefois concédé que les autorités congolaises avaient « fait des progrès » dans les discussions avec leurs créanciers extérieurs. L'objectif du programme est de ramener la dette extérieure en dessous de 30 % du PIB d'ici à 2023 (contre 100 % en 2020) pour afficher un niveau de surendettement modéré.

Dette publique abyssale

Selon les données de la Banque mondiale publiées le 21 janvier 2021, la dette publique du Congo s'élevait à 6 milliards de dollars en décembre 2019 ? soit près du double du budget de l'État de 2021 ?, dont 4,5 milliards de dette bilatérale. Mais ces c [...] Lire la suite