Congo Hold-up: des répercussions judiciaires en France, en Suisse et en Belgique

Basée sur l’analyse de millions de documents bancaires et de transactions financières fuités, la vaste enquête internationale Congo hold-up avait révélé en décembre dernier les noms de ceux qui auraient participé au détournement des richesses de la RDC. Les tribunaux français, belges et suisses ont depuis ouvert des enquêtes.

En Belgique, l’enquête pour « corruption » vise l’homme d’affaires Philippe de Moerloose. Celui-ci est l’une des 100 plus grosses fortunes de Belgique et dirige les sociétés SDA Holding et African Equities, spécialisées dans la distribution de matériel agricole et de travaux publics.

Philippe de Moerloose aurait surfacturé des équipements, pour un montant global de 740 millions de dollars à la RDC du président de l'époque Joseph Kabila. Le 14 juin dernier, les officiers anticorruptions belges ont perquisitionné trois domiciles privés du riche homme d’affaire, ainsi que trois de ses sociétés.

19 millions de dollars

Le nom de l’homme d’affaires belge a aussi été cité en Suisse. Trois ONG ont déposé une dénonciation pénale auprès du ministère public de la Confédération. Selon les révélations de Congo Hold-up, Philippe de Moerloose aurait reçu 19 millions de dollars d’origine douteuse sur ses comptes à Zurich et Genève ouverts dans la banque suisse UBS. Celle-ci est soupçonnée d’être impliquée dans le blanchiment de fonds publics congolais détournés par le clan de Joseph Kabila.


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