Congo-Brazzaville: des micro-projets pour limiter la chasse dans le parc de Nouabalé Ndoki

AFP - LAUDES MARTIAL MBON

Au Congo-Brazzaville, les communautés vivant près du parc de Nouabalé Ndoki, le deuxième plus grand du pays avec plus 4 000 km2, dépendaient essentiellement de la chasse et du commerce de la viande de brousse. Désormais, elles se tournent vers d’autres activités génératrices de revenus comme c’est le cas dans la localité de Kabo, bordée par une immense forêt.

Avec notre envoyé spécial à Kabo, Loïcia Martial

Marie Chantal Doussoukouma a 50 ans. Elle prépare son manioc dans un pétrin dressé sous un hangar de planches. Elle a multiplié par cinq la quantité de son produit grâce à un financement de l’Agence américaine de développement international (USAID). « Nous avons commencé par des séances de formation sur la gestion. Ensuite, un appui financier nous a été accordé. Ainsi je peux acheter du manioc cru. Je le revends après l’avoir préparé. C’est ce qui me permet de vivre aisément avec mes enfants », se réjouit-elle.

Grâce à ces aides, l’USAID, qui finance des micro-projets, souhaite ainsi convaincre les populations de ne plus chasser afin de protéger les animaux du parc de Nouabalé Ndoki.

Naisie Ngouadima, 35 ans, qui a aussi bénéficié d'un financement, vend de la friperie. « J’ai déjà récupéré mon capital. Ce qui reste, c'est le bénéfice. Grâce à mon activité, je vis mieux qu’avant. Par ailleurs, je souhaiterai qu’on m’aide à monter un poulailler parce que je fais l’élevage de la volaille aussi », affirme-t-elle.


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