Congo-Brazzaville: l’UPC de Paulin Makaya exclu de la liste des partis agréés

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Désormais, 45 partis politiques sont officiellement reconnus au Congo-Brazzaville, selon la liste que vient de publier le ministère de l’Intérieur, qui a exclu le parti Unis pour le Congo (UPC), que dirige l’opposant Paulin Makaya. À quelques mois de la présidentielle, ce dernier conteste cette décision et crie à l’arbitraire. Le gouvernement, lui, se défend.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Au siège de sa formation, situé dans la banlieue sud de Brazzaville, en présence de quelques inconditionnels militants, Paulin Makaya a simplement rejeté la façon de faire du gouvernement. « Je pense qu’il s’agit de l’arbitraire. Je ne suis pas surpris. Ce sont des gens (du pouvoir) qui confisquent les libertés. Les partis qui ont été retenus sont pour moi des partis qui sont en odeur de sainteté avec le pouvoir. Ils ont donc fait de l’UPC le premier parti de l’opposition. Là, au moins, c’est la vérité dans la vérité », a-t-il martelé.

L’exclusion de son parti de la liste officielle est dénoncée également par Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, qui crie à la dictature.

Le ministère de l'Intérieur justifie cette mise à l'écart

Le gouvernement assure qu’il est en train de mettre de l’ordre dans le fichier des partis en écartant tous ceux qui ne sont pas représentés sur l’ensemble du territoire national. « Il y a des partis politiques qui continuent de n’exister qu’à Brazzaville et qui n’apparaissent qu’à l’orée des grands événements politiques. Ceux-là, nous continuerons de les mettre de côté », s’est justifié Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur.

Les 45 partis reconnus seront a priori invités courant novembre à une concertation politique à Madingou. Une concertation en vue de préparer la présidentielle de 2021. Pour Paulin Makaya, cette concertation est un « non-événement ».