Congo-Brazzaville: l’Eglise réaffirme son droit de critique à l’approche de la présidentielle

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Au Congo-Brazzaville, au début du mois, les évêques ont fait part de leurs sérieuses réserves sur les conditions d’une élection présidentielle transparente et crédible le 21 mars prochain. Depuis lors, ils sont pris à partie par certains citoyens congolais sur les médias et les réseaux sociaux. Il faut calmer le jeu, selon l'abbé Jonas Koudissa.

Le 2 février ,la conférence épiscopale a émis de « sérieuses réserves » sur l'organisation, la transparence et la crédibilité du scrutin.

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L’académie catholique de Brazzaville pour l’éthique (ACCABE) dénonce la virulence de certains, calme le jeu et exige de la courtoisie à l’égard des prélats qui sont, dit-elle, les veilleurs de consciences.

« Nous avons constaté qu’il y avait beaucoup de débordements dans les propos, dans la manière de réagir et même de traiter les évêques, regrette l’abbé Jonas Koudissa, directeur de l’ACCABE, au micro de notre correspondant Loïcia Martial. On ne peut pas dire que les évêques n’ont pas le droit de parler, de prendre la parole… Non, c’est leur devoir !

Et quand ils ne prennent pas la parole on le leur reproche : Ah les évêques ne parlent pas ! E quand ils parlent (le gens disent) pourquoi ils se mêlent de choses qui ne les regardent pas ? »

Les évêques et gens d'églises sont des « veilleurs de conscience, des veilleurs de la société », selon l'abbé, c'est là leur mission, « d’accompagner la société ».

Et l'abbé d'insister sur le soutien apporté par les hommes d'église à la population au quotidien. « Quand quelqu’un a besoin de médicaments, il frappe chez l’évêque... ce sont des gens qui sont à la base, qui connaissent la situation du peuple et donc quand ils donnent un signal d’alarme, je pense qu’on devrait l’écouter, avant de vociférer ».

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