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Congo-B: retombées financières et emploi local au menu d’une table ronde sur le pétrole

À Brazzaville, une table ronde a duré deux jours pour faire le point sur l’emploi des travailleurs locaux dans les secteurs du gaz et du pétrole exploité par des entreprises étrangères installées dans le pays. Il a également été question des retombées du pétrole qui, d’après la société civile, ne profitent pas suffisamment à la grande majorité des citoyens.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

La conférence a regroupé exploitants, universitaires et banquiers pour faire le point sur l’emploi des travailleurs d’origine congolaise par les compagnies pétrolières et gazières. Pour Sarah Rihane Sockath, coordonnatrice de la table ronde, il faut encore faire des efforts. « Il est vrai que des sociétés commencent [de plus en plus] à mettre des actions pour respecter la réglementation sur le contenu local, mais les résultats ne répondent pas encore aux objectifs que nous avons fixés », a-t-elle dit.

Une dizaine d’entreprises opèrent dans le pays et le ministre des hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua semble satisfait de la part de la production qui revient à l’État. « Je crois que grosso modo, au niveau pétrolier, nous recevons pas loin de 40% de la ressource pétrolière, ce qui n’est pas mal à mon avis », a-t-il déclaré.

Le Congo produit officiellement 350 000 barils de pétrole par jour. Il attend aussi cette année 29 milliards de francs CFA, soit 44 millions d’euros, issus de la production et de l’exportation du gaz naturel liquéfié.

Si les organisateurs de la table ronde souhaitent pérenniser l’initiative. La société civile attend des actes concrets pour que tous profitent de cette manne financière.


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