Congo-B.: l’UPADS ne prendra pas part à la présidentielle du 21 mars

·1 min de lecture

Formation politique ayant remporté la première élection pluraliste en 1992 au Congo-Brazzaville, reconnu aujourd’hui comme le premier parti d’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) ne prendra pas part au scrutin présidentiel du 21 mars ; élection pour laquelle le président sortant Denis Sassou-Nguesso s’est déjà déclaré candidat.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Une longue écharpe aux couleurs du parti, flanquée de trois palmiers, bien ajusté autour du coup, l’honorable Honoré Sayi, porte-parole de l’UPADS, a rendu publiques, ce samedi 30 janvier, les résolutions de la troisième session du Conseil du parti dans une belle ambiance. La plus importante décision est sans nul doute la non-participation du parti fondé par le professeur Pascal Lissouba au prochain scrutin présidentiel.

« Le Conseil national a décidé de la non-participation de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) au scrutin du 21 mars 2021. Cette décision trouve son fondement dans l’impréparation de cette échéance par le gouvernement qui, cinq ans durant, n’a pas été capable d’améliorer substantiellement notre système électoral pour en garantir la crédibilité et la sincérité des résultats », a déclaré M. Sayi.

L’UPADS ne soutiendra même pas un quelconque candidat selon son premier secrétaire Pascal Tsaty-Mabiala, lui-même candidat malheureux à la présidentielle très contestée de 2016. « Nous ne participons pas à l’élection présidentielle du 21 mars 2021, point », a insisté M. Tsaty-Mabiala.

Outre l’UPADS, la Convention des partis républicains (COPAR) qui regroupe des formations qui se réclament de l’opposition modérée ne présentera pas non plus de candidats.