Congo-B : les agents d’Equatorial Congo Airlines demandent des comptes

·1 min de lecture

Ils sont au moins 700 individus. Les agents de la compagnie Equatorial Congo Airlines (Ecair) ne savent pas à quel saint se vouer depuis cinq ans. Leur entreprise a fait faillite en 2016 ; tous ses avions sont cloués au sol. Mais, les salaires ni les droits ne leur sont versés depuis lors. Cette semaine, ils étaient en sit-in devant la primature qui ne leur a donné aucune assurance.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

A la primature, les agents Ecair ont rencontré quelques conseillers du Premier ministre avec qui ils ont échangé. Mais, aucune ligne n’a bougé selon leur expression.

« Ce qui est très triste, c’est que nous avons toujours fait des démarches, mais nous sommes toujours renvoyés vers notre direction générale. Aujourd’hui, nous poussons un cri d’alarme. Où se trouve notre DG ? Quelle est la situation de notre de la compagnie à ce jour ? Nous avons d’une suite logique pour savoir ce qu’il faut faire. Est-ce que nous devons continuer à militer en sortant dans la rue ? », s’interroge une agente d’Ecair, cheffe de famille.

Théoriquement leur licenciement a été prononcé depuis huit mois. « On a été licenciés, mais malheureusement cela s’est passé verbalement. Jusqu’à ce jour personne, des 70 agents Ecair, n’a un papier qui atteste qu’il a été licencié », se désole un autre agent.

Leur situation sociale est vraiment insoutenable. « La situation est difficile pour nous, parce que jusqu’à preuve de contraire, au moment où je vous parle nous avons des enfants que nous n’avons pas encore scolarité [la rentrée a eu lieu le 4 octobre, Ndlr] », affirme encore un agent.

Plusieurs fois interpellé devant le Parlement, le gouvernement a toujours affirmé que la relance d’Ecair faisait partie de ses plans, sans donner de calendrier.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles