Confusion à Azovstal, aide française: quelle est la situation au 71e jour de la guerre en Ukraine?

La zone d'Azovstal en flammes - Image d'illustation  - AFP PHOTO /Mariupol City Council
La zone d'Azovstal en flammes - Image d'illustation - AFP PHOTO /Mariupol City Council

Au 71e jour de la guerre en Ukraine, les forces russes poursuivaient par ailleurs leur offensive dans l'Est, tout en frappant de nombreuses cibles dans l'Ouest, depuis Lviv jusqu'à la région montagneuse jusque-là préservée de Transcarpatie, non loin de la frontière hongroise.

Des assauts russes infructueux ont été observés à Novosilka et Orihiv dans l'est du pays, tandis que les Ukrainiens bombardaient les lignes d'approvisionnement ennemies. Un convoi russe a été détruit mercredi, affirme de son côté l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW). L'Ouest de l'Ukraine, longtemps épargné, est redevenu une cible des frappes russes, qui veulent perturber les approvisionnements occidentaux en soutien à Kiev.

La situation demeurait extrêmement confuse jeudi dans l'aciérie d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol, où Kiev affirme que les combats se poursuivent alors que Moscou assure que des couloirs humanitaires permettent d'évacuer les civils.

• Imbroglio autour d'Azovstal

Face à cette situation désastreuse, l'ONU a annoncé l'envoi d'un nouveau convoi pour évacuer les civils de l'usine, bien que les Ukrainiens accusent Moscou de ne pas y tenir sa promesse de trêve.

Cependant, les informations sur l'état des lieux de la zone sont parcellaires et contradictoires. Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi soir que "l'armée russe était toujours prête à assurer l'évacuation des civils" d'Azovstal, qui pourraient être encore 200 piégés avec les combattants ukrainiens dans ce complexe.

Mais le commandant-adjoint du régiment Azov qui défend ces installations, Sviatoslav Palamar, a assuré dans une vidéo que des "combats sanglants" se déroulaient à l'intérieur même du site et que les Russes "ne tenaient pas leur promesse" de trêve.

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• La France va poursuivre son aide à l'Ukraine

Comme l'avait déjà annoncé Gabriel Attal la veille, la France porter son aide globale à l'Ukraine à 2 milliards de dollars contre 1,7 milliard jusqu’à présent, soit 300 millions de dollars supplémentaires.

L'annonce a été faite par Emmanuel Macron en personne dans une vidéo diffusée lors de la conférence internationale des donateurs. Ce nouvel apport ne concerne toutefois pas le volet militaire, a précisé l'Élysée.

"Déjà 800 tonnes de biens humanitaires et médicaux ont été acheminés en Ukraine et dans les pays de la région" a déclaré le président français, soulignant qu'il "est de notre devoir collectif d'apporter une aide immédiate et un soutien économique massif à l'Ukraine (...) La France salue cet élan de solidarité sans précédent qui nous unit depuis le début du conflit." Au total, plus de six milliards d'euros destinés à l'Ukraine ont été réunis lors de cette conférence. 876450610001_6305651580112

• Poutine a présenté ses excuses à Israël

Vladimir Poutine a en personne présenté ses excuses au Premier ministre israélien Naftali Bennett pour les propos de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Adolf Hitler avait du "sang juif", selon un communiqué du bureau du dirigeant isarélien.

"Le Premier ministre a accepté les excuses du président Poutine pour les remarques de Lavrov et l'a remercié d'avoir mis au clair son attitude concernant le peuple juif et la mémoire de l'Holocauste", ont indiqué les services de Naftali Bennett.

Dans un communiqué publié jeudi par le Kremlin, aucune mention n'a été faite d'excuses présentées par le président russe. Il a cependant été précisé que les deux dirigeants ont discuté de la "mémoire historique" de l'Holocauste pendant un appel téléphonique.

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• Zelensky invite les Allemands à Kiev

Le président ukrainien a invité dans la capitale ukrainienne le chancelier allemand Olaf Scholz ainsi que le président Frank-Walter Steinmeier, trois semaines après avoir snobé ce dernier quand il avait voulu s'y rendre, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence allemande.

Le président ukrainien et le chef de l'Etat social-démocrate ont eu jeudi une conversation téléphonique "très bonne et très importante" qui a permis de "dissiper les irritations" suite au refus de Kiev de recevoir les dirigeants allemands à la mi-avril, a-t-on indiqué de même source.

"Tous deux ont convenu de rester en contact étroit", a-t-elle ajouté. Le chef de l'Etat qui voulait se rendre mi-avril à Kiev avec ses homologues polonais et des pays baltes avait dû renoncer au dernier moment.

Article original publié sur BFMTV.com

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