Confronté à une grave crise séparatiste, le président camerounais joue l’apaisement

figaro.fr, Le, agence, AFP
Une affiche pour le président Paul Biya. / STR/AFP

Le Cameroun connaît des violences quasi-quotidiennes entre soldats et séparatistes dans ses deux régions anglophones depuis deux ans. Alors qu’environ 2000 personnes sont mortes dans le pays depuis fin 2017, Paul Biya a décrété un «dialogue national».

Les autorités camerounaises tentent de mettre fin au conflit meurtrier qui secoue les deux régions anglophones du pays depuis près de deux ans. Pour ce faire, le président Paul Biya a décrété un «dialogue national» avec les différents acteurs de la contestation. Si ce geste est perçu par certains comme un signe d’ouverture, il n’a que peu de chances d’aboutir si les leaders séparatistes en prison ou en exil en restent exclus.

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Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, peuplées majoritairement par la minorité anglophone, l’armée affronte depuis deux ans des groupes armés militant pour la création d’un État indépendant. Les exactions de part et d’autre et les combats ont fait plus de 2 000 morts depuis fin 2017, selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), et forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile, selon l’ONU. L’inquiétante dégradation de la situation humanitaire a poussé une partie de la communauté internationale à faire pression sur Yaoundé. En mai, le pouvoir s’était dit prêt au dialogue. La crise avait débuté en 2016 par des mouvements de protestation mais a pris un tour meurtrier fin 2017 quand des groupes sécessionnistes ont pris les armes et radicalisé le mouvement.

Paul Biya, 86 ans et au pouvoir depuis 36 ans, a convoqué mardi soir un «grand dialogue national» pour fin septembre, qui devrait rassembler des membres des mouvements politiques, de la société civile, des groupes religieux mais aussi des représentants des forces de sécurité et des groupes armés rebelles. Cette annonce intervient trois semaines après la condamnation à la prison à vie d’un des principaux chefs (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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