Conflit TF1-Canal+ : Le président de l'Arcom veut faire évoluer la loi pour éviter la coupure du signal

Abaca
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"La loi n'offre pas au régulateur de levier juridique pour contraindre les opérateurs à remédier à cette situation dommageable". Telle est la réponse récemment apportée par Roch-Olivier Maistre, le président de l'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) à l'Association des maires de France. Les élus avaient alerté le gendarme de l'audiovisuel concernant l'interruption par Canal+ de la diffusion des chaînes du groupe TF1 en zone blanche, suite au conflit qui oppose le groupe crypté à la filiale du groupe Bouygues concernant le renouvellement de leur contrat de distribution. Un bras de fer débuté le 2 septembre dernier.

"Les téléspectateurs n'ont pas vocation à être pris en otage"

Signe que l'Arcom prend le sujet au sérieux, Roch-Olivier Maistre s'est exprimé sur le sujet mardi, lors d'une audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. "Les téléspectateurs n'ont pas vocation à être pris en otage des différends commerciaux entre les éditeurs et les distributeurs", a-t-il rappelé, selon des propos rapportés par "Satellifacts". Une référence à la déclaration faite par Maxime Saada, le patron de Canal+, dans "Le journal du dimanche" le 4 septembre dernier : "Nos relations avec le groupe TF1 s'inscrivent dans le cadre de relations commerciales privées, dans lesquelles les pouvoirs publics ne...

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