Conflit israélo-palestinien: Yaïr Lapid évoque la solution à deux États devant l'ONU

Lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, Yaïr Lapid a bien entendu abordé la question du dossier iranien et de sa potentielle menace nucléaire, mais le Premier ministre israélien a aussi évoqué la question d'une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Depuis une décennie, Israël répète inlassablement le même discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Un seul et unique dossier a préoccupé durant tout ce temps les responsables de l’État hébreu : l’Iran et sa potentielle menace nucléaire. Cette année, le Premier ministre israélien n’a pas dérogé à la règle. Il a abordé ce sujet. Mais fait notable, Yaïr Lapid a également évoqué la solution à deux États. C’est-à-dire un État israélien et un État palestinien, vivant côte à côte. C’est le consensus prôné par la communauté internationale.

À la tribune de l’ONU, Yaïr Lapid a affirmé « qu’une grande majorité d’Israéliens soutiennent la solution à deux États ». Mais dans les faits, en évoquant cette possibilité, le Premier ministre israélien ne fait qu’émettre un vœu pieu, dans un pays qui vote majoritairement à droite.

L’effort est louable, mais Yaïr Lapid est un Premier ministre de transition. En juin dernier, le parlement israélien a été dissout, et le pays se dirige vers des élections législatives en novembre prochain.

Sans majorité pour gouverner, Yaïr Lapid n’a aucun levier, aucun moyen de mettre en œuvre ses belles paroles. Son discours apparaît toutefois comme un message de paix, et tranche avec la position de ses prédécesseurs Naftali Bennett et Benyamin Netanyahu.


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