Un "conflit familial et de voisinage": le point sur l'enquête, après le double homicide dans un mas du Gard

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Le principal mis en cause est lié "par alliance" aux deux personnes retrouvées mortes dans un mas agricole dans le Gard mardi. "Un conflit familial et de voisinage exacerbé" pourrait être à l'origine du crime.

"Une enquête criminelle sur le point d'être résolue en un peu moins de 48 heures", a salué le colonel Bertrand Michel, commandant de la section de recherches de Nîmes, dans le Gard. Ce dernier a tenu une conférence de presse ce jeudi avec le substitut du procureur de la ville sur le double-homicide qui a eu lieu en début de semaine dans un mas agricole de Saint-Gilles. Le principal suspect a avoué les faits en garde à vue et a été placé en détention provisoire.

• Deux corps découverts mardi

Mardi, à la mi-journée, les autorités découvrent, au sein d'une maison sur un mas agricole, dans un hangar fermé, un véhicule fermé avec deux corps sans vie à l'intérieur. Les victimes sont un couple: un homme de 73 ans et une femme de 69 ans. La gendarmerie avait été prévenue par un proche qui s'inquiétait de ne pas avoir de leurs nouvelles. 

Les deux victimes ont subi des actes d'une toute particulière violence", précisait alors le procureur Eric Maurel dans un communiqué.

Le parquet ouvre aussitôt une enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes et au groupement de gendarmerie du Gard, pour "assassinats".

• Une enquête rapide

Dès la fin de journée mardi, un suspect est identifié et placé en garde à vue. Deux autres personnes suspectées de complicité sont également interpellées (elles ont depuis été relâchées). En parallèle, les constatations sur la scène du crime permettent d'établir, avec certitude, que "les corps ont été déplacés après l'action homicide", précise le colonel Bertrand Michel.

L'enquête qualifiée de "rythmée", avec presque "un nouvel élément chaque heure", permet d'aboutir à la découverte du lieu où le cadenas fermant le hangar a été acheté et ainsi obtenir "des éléments visuels". À proximité du magasin où a été acheté le cadenas, les enquêteurs découvrent dans une poubelle un sac où se trouve la tenue avec laquelle le suspect aurait commis le crime.

En parallèle, l'étude des enregistrements de vidéosurveillance du mas permet d'obtenir des informations visuelles et sonores sur le crime. "Les deux personnes ont été tuées de manière successive à proximité du mas", constate Bertrand Michel.

• Des aveux, mais "pas d'explications rationnelles"

Au cours de sa garde à vue, le suspect, un homme de 53 ans, a reconnu les faits. Habitant du mas agricole, il fait partie "par alliance de la famille des victimes." Inconnu des services de police et bien inséré socialement, le suspect a fourni une maigre justification pour expliquer son acte:

"Le contexte de ce crime semble s'inscrire dans un conflit familial et de voisinage exacerbé qui durait depuis plus d'un an", indique le commandant de section de recherches de Nîmes. L'objet qui a servi à donner les coups principaux est un gourdin, un bout de bois, "qui a été retrouvé."  

Pour autant, "il ne semble pas y avoir d'explications rationnelles à ce que la mort ait été donnée deux fois lundi soir, si ce n'est un énième conflit entre l'auteur et le couple."

D'après les enregistrements sonores, il pourrait y avoir eu une dispute à propos d'un chien, mais cet élément ne permet pas de "comprendre davantage ce qui a pu pousser un simple conflit de voisinage à connaître une issue aussi tragique", a ajouté le colonel. Une information judiciaire a été ouverte, tandis que l'enquête a été confiée à un juge d'instruction.

Article original publié sur BFMTV.com

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