Conflit entre Taïwan et la Chine : pourquoi la légitimité de l’histoire n’est pas du côté de Pékin

© Reuters/Dado Ruvic/Illustration

La récente visite à Taïwan de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants américaine et troisième personnage dans la ligne protocolaire du pouvoir à Washington, a déclenché l’ire de la Chine  et rapproché la planète de la perspective d’un conflit majeur, dans la région Asie-Pacifique. La grave crise que cette visite a provoquée place tous ceux qui pensent que la démocratie reste le moins mauvais des systèmes politiques devant un dilemme quasi insoluble. En l’occurrence, un véritable casse-tête chinois !

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Comment défendre efficacement la petite démocratie de Taïwan face au géant totalitaire et impérialiste qu’est la Chine ? Peut-être en insistant sur le fait que si la légitimité du droit international est du côté de Pékin, celle qui découle de l’histoire est, en revanche beaucoup plus discutable, contrairement à ce qu’affirme avec aplomb la propagande officielle de la République populaire…

Une exception démocratique

En cette période de déclin démocratique généralisé, Taïwan constitue une brillante exception à la règle qui mérite d’être saluée. Depuis le début de la démocratisation du pays, vers la fin des années 1980, il s’est en effet progressivement imposé comme le plus démocratique de toute l’Asie et même du monde non occidental.

D’après le classement annuel en la matière établi par l’Economist Intelligence Unit, il a intégré en 2020 le groupe très restreint de la vingtaine de ...


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