Le conflit entre l’Algérie et le Maroc va-t-il enfin s’apaiser ?

© Juillet 2019 /AP/SIPA // Russian Foreign Ministry/TASS/Sipa

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune accueillera ses pairs de la Ligue arabe mardi et mercredi au Club des Pins d’Alger pour le 31e sommet de l’organisation. Première déconvenue pour la diplomatie algérienne, les monarques du Golfe, notamment ceux qui ont signé les accords d’Abraham avec Israël ne seront pas représentés au plus haut niveau, à l’exception de l’émir du Qatar. Le chef de l’État algérien, qui avait convoqué ce « sommet de l’unité » afin qu’on y traite de la « centralité de la cause palestinienne », aura donc fort à faire. D’autant plus que tous les regards se porteront sur le représentant du royaume du Maroc qui a été formellement invité, bien que les deux pays soient en crise bilatérale aiguë.

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« Si le roi du Maroc vient à Alger, il volera la vedette à tout le reste car sa venue pourrait permettre de rétablir un peu de confiance entre les deux capitales, estime Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen de Genève. Si Mohammed VI est représenté par son frère, le prince Moulay Rachid, ou par le Premier ministre, Aziz Akhannouch, ce sera interprété comme un moindre mal, mais si le Maroc n’est présent au sommet de la Ligue qu’avec son chef de la diplomatie, alors ce sera le signe qu’il n’y a aucune intention de dissiper les querelles et les divergences. »

La question centrale du Sahara

La première d’entre elles, c’est bien entendu la question d...


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