Conflit d'intérêts : la HATVP ne relève pas de « manquement » dans les déclarations d'Agnès Pannier-Runacher

© RAPHAEL LUCAS/SIPA

Le média d'investigation Disclose révélait, mardi 8 novembre, que les trois enfants d'Agnès Pannier-Runacher détenaient des parts dans une société française, Arjunem, basée sur des fonds domiciliés dans des paradis fiscaux. Cette entreprise créée par le père de la ministre de la Transition énergétique, Jean-Michel Runacher, partagerait « des intérêts financiers avec Perenco, numéro 2 du pétrole » dans l'Hexagone. Nulle trace toutefois d'« Arjunem » dans la déclaration d'intérêts de la membre du gouvernement, mais ces accusations concernant un « possible conflit d'intérêts » ont suffi à éveiller la curiosité de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a ouvert une enquête. Toutefois, dans ses conclusions parues mardi et relayées par l'Agence France-Presse, la HATVP « constate l'absence de manquement » de la politicienne « dans ses obligations déclaratives ».

Par ailleurs, la HATVP estime que le décret de déport publié également mardi, au Journal officiel, « aux termes duquel la ministre ne connaît pas des actes de toute nature relatifs notamment au groupe Perenco, permet de prévenir les risques de conflits d'intérêts vis-à-vis de ce groupe ». Selon ce même décret, les dossiers liés à trois sociétés (Défense conseil international, EP2C et Perenco, dont le père de la ministre a été un dirigeant) ne pourront plus être traités par Agnès Pannier-Runacher . La Première ministre, Élisabeth Borne, s'en chargera, précise l’Agence France-Presse.

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