Conflit au Tigré : peut-on encore vraiment croire à la paix en Ethiopie?

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Après les mots, les actes. Sourde aux multiples appels de retrait de ses troupes, l'Erythrée s'est vue sanctionnée vendredi par les Etats-Unis pour son implication dans le conflit qui déchire l'Ethiopie voisine. Samedi, sans surprise, Asmara a dénoncé des mesures "illicites et immorales" qui faisaient d'elle "un bouc émissaire". Addis-Abeba s'est joint aux protestations en ­demandant l'annulation des ­mesures punitives visant son allié. Pourtant, Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, qui s'est lancé voilà un an dans une périlleuse offensive au nord contre les rebelles de la région du Tigré, sait que cette décision américaine est un moindre mal.

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En épargnant le Prix Nobel de la Paix 2019 devenu chef de guerre et ses ennemis tigréens du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ­Washington "veut donner du temps et de l'espace" pour voir si des discussions entre les belligérants "peuvent progresser", comme l'a expliqué le secrétaire d'Etat Antony Blinken. Le retour de la paix ou du moins un cessez-le-feu est-il cependant encore imaginable alors que des centaines de milliers de personnes sont en ­situation de famine, que les combats ont déjà fait des milliers de morts et que chaque partie est accusée de crimes de guerre?

Des traces indélébiles

Si les deux ennemis tiennent ­encore des positions irréconciliables, un compromis politique ne peut être exclu. Acculé par des Tigréens qui menacent de marcher...


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