Conflit en Éthiopie: plus de 2500 personnes ont franchi la frontière soudanaise

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Cela fait une semaine que les combats font rage en Éthiopie dans la région du Tigré. Addis-Abeba affirme que l’armée a repris le contrôle de positions stratégiques tenues par les forces tigréennes. L’une des craintes dans ce conflit est de risque de répercussions dans les pays voisins. Depuis lundi, les réfugiés continuent d’affluer à la frontière soudanaise.

Avec notre correspondant à Khartoum, Eliott Brachet

Il est toujours difficile d’y voir clair sur ce qui se trame exactement à la frontière éthiopienne. Selon des sources humanitaires sur place, on dénombre environ 2 500 réfugiés qui auraient franchi la frontière soudanaise à différents endroits. Parmi eux, on retrouverait des civils tigréens, qui fuient les combats, mais aussi des civils amharas, une autre ethnie éthiopienne, ainsi que quelques soldats de l’armée régulière.

Après avoir été débordée, l’armée soudanaise, déployée à la frontière, reprend peu à peu le contrôle. Elle affirme réguler les flux. Mardi matin, les réfugiés arrivaient toujours, mais cette fois au goutte-à-goutte, par petits groupes.

Selon les ONG, il est urgent de déployer des opérations humanitaires dans la localité d’el-Fashag où les conditions pourraient se dégrader dans les heures qui viennent. À Khartoum, le gouvernement soudanais craint que la situation devienne incontrôlable. Le Premier ministre Abdalla Hamdok aurait appelé à quatre reprises son homologue éthiopien pour proposant sa médiation dans le conflit. Mais Abiy Ahmed reste sourd aux appels à la désescalade.

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