Confinement : une personne sur trois a souffert psychologiquement

Ingrid Bernard
·2 min de lecture
Confinement : une personne sur trois a souffert psychologiquement

L’enferment, l’éloignement social, l’inquiétude quant à l’avenir... sont autant de facteurs qui ont joué sur le moral de la population pendant le confinement lié à l’épidémie de la Covid-19. Un impact bien plus important qu’on ne le pense, selon deux nouvelles études.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 et le confinement laisseront, sans aucun doute, des traces… En témoignent les nombreuses enquêtes parues sur le sujet. Une personne sur trois déclare avoir souffert psychologiquement de cette situation, selon une nouvelle étude menée par Statec et TNS Ilres publiée ce jeudi 2 juillet et relayée par RTL News. Les 18-44 ans sont ceux qui auraient été les plus impactés. 37% ont déclaré que leur santé mentale s'était détériorée pendant la pandémie, tandis que 22% des personnes de plus de 65 ans ont ressenti ce sentiment. Les femmes y auraient été davantage sensibles que les hommes.

Le plus difficile à vivre pendant cette période ? L’enfermement, l’éloignement social, l’incertitude autour de la maladie, la peur de contaminer un proche… Des angoisses sur le plan personnel mais aussi professionnel. 24,7% des sondés ont déclaré s’inquiéter pour leur emploi à l’avenir.

Renforcement de la situation d’isolement

Une étude qui confirme les résultats qui viennent également d’être observés par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). Un tiers des répondants ont exprimé avoir ressenti des difficultés psychologiques pendant le confinement. Cela s’est notamment traduit par des inquiétudes plus importantes que d’habitude, une aggravation des problèmes de tension ou de stress, de sommeil ou de concentration. “La réduction des interactions sociales hors du foyer avec un possible renforcement des situations d’isolement et une augmentation du temps passé avec les personnes au sein du foyer ont pu diminuer le soutien social dont bénéficient habituellement les individus. Or, ce dernier joue un rôle protecteur sur la santé mentale que les mesures de confinement pourraient venir limiter”, observe l’Irdes, qui craint que cette situation n’aggrave les inégalités déjà existantes.

Mais pour les chercheurs, le plus important est de voir quelles seront les conséquences sur le long terme. D’autres études devront donc être réalisées à distance de la crise sanitaire.