Confinement : le secteur de la restauration en colère

Robin Rossignol, un restaurateur de Marseille (Bouches-du-Rhône), conserve sa formule déjeuner et publie quotidiennement son menu du jour via les réseaux sociaux pour attirer tant bien que mal les clients. “Si on fait 10% c’est vraiment le bout du monde. On est là pour la gloire et le côté financier et argent, je ne le regarde pratiquement plus. Je sais que jusqu’à fin décembre c’est terminé”, confie-t-il, amer. “Je suis révolté, on nous empêche de travailler” Juste à côté, Nicolas Muller, un pizzaiolo marseillais, vend à peine dix pizzas par jour. Les annonces du Premier ministre ont renforcé son sentiment d’injustice. “Je suis révolté, on nous empêche de travailler. Les gens ne peuvent pas venir manger chez nous, mais on peut aller au Mcdonald’s, se le faire livrer. Il y a des incohérences”, déplore-t-il. À Rennes (Ille-et-Vilaine), ce pub est fermé depuis deux mois. Pour le propriétaire, les aides pour payer le loyer ne suffisent pas.