Confinement : le report des procès, une épreuve pour les victimes

Fabien Lherbier avance toujours avec beaucoup de difficultés, soutenu par sa femme et sa fille. Il y a cinq ans, il a été victime d’une tentative d’homicide. Les trois auteurs présumés l’ont roué de coups à la sortie de son domicile puis enfermé dans sa voiture avant de l’incendier. Le procès devait se tenir pendant la première semaine du mois de mai, il est reporté au mois de septembre à cause du confinement. "Passer à autre chose" La décision est dure à accepter. Fabien Lherbier est "déçu", il aurait aimé que le procès puisse avoir lieu "pour pouvoir me libérer moi, passer à autre chose", déclare-t-il. Deux agresseurs présumés sont toujours en détention provisoire, mais la famille craint de les voir sortir. Un peu partout en France, de nombreux détenus ont obtenu leur libération anticipée pour désengorger les prisons où sévit le virus. Selon l’avocat de la famille, l’absence de procès a de lourdes conséquences financières : sans condamnation, pas d’indemnité.