Confinement : "un public très large est touché" par la dépression, estime Oriane Raffin

Les gens qui travaillent, les femmes, les mamans au foyer… Tout le monde finalement est touché par les syndromes de dépression lis au confinement. "Tous les professionnels de santé parlent de public très varié, essentiellement les personnes isolées, mais aussi les plus précaires et plus fragiles d'un point de vue sociologique et économique, ainsi que les femmes : les mères d'enfant qui ont dû gérer à la fois le travail et la vie familiale durant premier confinement. Il y a un public très large", détaille Oriane Raffin. "Les étudiants également (…) un étudiant sur deux a présenté pendant la période du premier confinement de symptômes sévères de différents troubles c’est-à-dire de la détresse, du stress, des idées suicidaires, de l'anxiété... Ça a été une population particulièrement touchée, notamment les premières années", ajoute la journaliste. Lassitude, fatigue, colère Néanmoins, par rapport au premier confinement, ce ne sont pas toujours les mêmes symptômes. "Il y a des réactions, sentiments différents. Au tout début, il y a eu beaucoup d'anxiété, une peur du virus, puis assez rapidement, une réaction, 'un moment fécond'. Là, sur ce second confinement, il y a énormément de lassitude, de la fatigue, mais aussi de la colère contre les mesures du gouvernement, les personnes qui ne respectent pas…", ajoute Oriane Raffin.