Confinement prolongé : un coup dur pour les commerçants du Nord

À Dunkerque, dans le Nord, une esthéticienne tente de relaxer ses clientes, mais elle est loin d’être détendue. Pour cette cheffe d’entreprise, l'annonce des trois week-ends de confinement à Dunkerque représente trois samedis perdus. Or, c'est le samedi qu’elle réalise ses plus grosses journées, soit au moins un tiers de son chiffre d’affaires. Les clientes doivent elles aussi s’adapter, et jongler entre le couvre-feu la semaine et le confinement le week-end. "Je ne peux plus venir le samedi, donc je me suis arrangée pour venir aujourd'hui. C’est un petit peu une contrainte", regrette une cliente. Un coup de massue La nouvelle du confinement a également fait l'effet d’un coup de massue dans une boutique de vêtements de la ville, ouverte depuis seulement trois mois. La gérante tente de garder le moral, et de ne surtout pas penser à une fermeture définitive. "C’est difficile, là ça va commencer à bien se ressentir. On ne lâche pas, on s’accroche, on essaye d'être attractif sur les réseaux, sachant qu'on n'arrivera jamais à compenser une fermeture le samedi, ça c’est sûr", regrette la gérante.