Le confinement permettrait de mieux comprendre les interactions humains-faune sauvage

Julie Kern, Rédactrice scientifique
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Le confinement permettrait de mieux comprendre les interactions entre les humains et les animaux

Pendant que les humains étaient confinés pour limiter la propagation de la Covid-19, la nature a repris ses droits. Derrière leur fenêtre, les citadins ont remarqué le retour des oiseaux, certains ont surpris des renards ou des cervidés au milieu des rues désertes et des tortues ont pu pondre leurs œufs en toute tranquillité sur une plage du Brésil.

Cette respiration pour le monde sauvage intéresse les chercheurs en environnement. En effet, comme on inactive un gène pour comprendre son rôle, « l’anthropause », c’est-à-dire la diminution globale des activités humaines, notamment les déplacements, pourrait offrir un aperçu inédit du lien qui unit la société humaine à la nature. Dans un commentaire publié par Nature Ecology & Evolution, 15 chercheurs européens et américains espèrent que les différents projets d’étude sur l’impact de l’humain sur la biodiversité se coordonneront pour collecter des données précieuses.

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Un confinement positif ou négatif selon les espèces

Pour certaines espèces animales, le confinement a été une véritable bouffée d’oxygène. Avec la diminution des menaces anthropiques comme la pollution sonore et le trafic terrestre et maritime, elles se sont déplacées plus librement. Ainsi, des rencontres rares ont pu être faites comme les dauphins dans le port de Trieste ou des chacals dans les rues de Tel Aviv en pleine journée.

Mais pour d’autres, ce bouleversement des habitudes humaines a créé de nouveaux problèmes. En effet, nombre d’animaux urbains dépendent de l’activité humaine pour se nourrir. C’est le cas par exemple des rats, des mouettes ou des singes. De plus, les gens se sont rués vers des lieux naturels (parcs publics et nationaux, plages…) dans les pays où ils n’étaient pas fermés, sans considérer la faune qui y réside. La présence humaine dans des zones protégées permet aussi de préserver...

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