Confinement partiel dans les Alpes-Maritimes: les élus locaux saluent la mesure

Clarisse Martin
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Deux personnes goûtent l'air du soir sur la Promenade des Anglais, à Nice le 21 février 2021 - Valery HACHE © 2019 AFP
Deux personnes goûtent l'air du soir sur la Promenade des Anglais, à Nice le 21 février 2021 - Valery HACHE © 2019 AFP

Face à la flambée épidémique due au Covid-19 dans les Alpes-Maritimes, les autorités locales ont pris une mesure inédite depuis le début de la crise sanitaire: un confinement localisé sera instauré le week-end dans les communes du littoral, de Menton à Théoule-sur-Mer, pendant au moins deux semaines.

Seules des sorties d'une heure seront autorisées dans un rayon de cinq kilomètres du domicile, avec des dérogations pour se rendre à une consultation médicale, faire du sport ou encore promener son animal de compagnie, du vendredi 18 heures au lundi 6 heures. Une mesure saluée par les élus locaux à l'image de Christian Estrosi.

"Je me satisfais de l'annonce par le préfet de ces nouvelles mesures notamment de confinement que j'avais réclamées et discutées avec Olivier Véran lors de notre entretien samedi en mairie. Tout doit être fait pour protéger les habitants de (Nice) et de notre département", a réagi le maire de Nice sur Twitter.

Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a lui déclaré dans un tweet mesurer "la contrainte que ces mesures font peser sur les Azuréens", tout en estimant que "l'impératif de santé publique doit dominer tous les autres".

Sur le même réseau social, le parlementaire a ajouté un bémol, disant regretter "la faiblesse des doses de vaccin attribuées aux Alpes-Maritimes. Seule la vaccination nous sortira de ce cauchemard (sic) comme c'est déjà le cas au Royaume-Uni. Nous sommes une fois de plus, les victimes d'un véritable fisco du gouvernement en la matière".

Le préfet a tout de même annoncé une "accélération" de la campagne vaccinale dans le département, où environ 4500 doses du vaccin Pfizer doivent être réceptionnées dans les prochains jours. De nombreuses doses du vaccin AstraZeneca doivent également être acheminées pour immuniser les personnes âgées de 50 à 64 ans et souffrant de comorbidités.

"Une nouvelle épreuve (...) nécessaire"

"Ces mesures sont une nouvelle épreuve. Mais face à la situation sanitaire, elles sont nécessaires pour faire baisser la pression hospitalière! Vrai progrès: les élus et les médecins ont été entendus et les mesures territorialisées", a écrit sur Twitter le président de la région Paca Renaud Muselier. "Solidarité avec les Alpes-Maritimes", a également ajouté l'élu LR.

Quelques heures avant les annonces du préfet, le président de région avait plaidé sur CNews pour que des décisions soient prises le week-end "sur le territoire du littoral et le plus vite possible".

Article original publié sur BFMTV.com