Confinement : une période difficile pour les étudiants

"Bienvenue dans mon humble 9 mètres carrés !", lance Léna Simon, étudiante en master de littérature à Rennes (Ille-et-Vilaine). Pour tenir ce premier confinement en chambre universitaire, elle s'est fixée une discipline et un emploi du temps très strict, qu'elle compte garder après le confinement. Depuis dix jours, Léna suit des cours en ligne, avec une connexion parfois aléatoire. À la mi-journée, elle s'accorde une pause pour aller chercher ses repas au service à emporter du restaurant universitaire, ouvert pendant le confinement. C'est un soulagement pour l'étudiante boursière : son repas ne lui coûte que deux euros. Privée de vie de famille Seule dans sa chambre, Léna reste en contact avec ses professeurs et donne régulièrement des nouvelles à sa directrice de mémoire. Pour elle, le plus dur est d'être privée de sa famille. "Rentrer le week-end et pouvoir voir mon petit frère et mes parents, ça faisait quand même un bol d'air frais dans la semaine", regrette la jeune femme, qui avait déjà été privée de ses proches lorsqu'elle étudiait au Japon pendant le premier confinement.