Confinement : laisser la voiture au garage permet de sauver des milliers de vies

·2 min de lecture

Santé Publique France estime à 2.300 le nombre de décès évités en France lors du confinement principalement du fait d’une baisse des particules fines dans l’atmosphère. Une preuve grandeur nature qu’une action sur les sources d’émissions des polluants permet de sauver des vies.

C’est une démonstration de grande ampleur que procure le confinement du printemps 2020. Quand l’activité humaine se réduit, les émissions de polluants baissent et les humains meurent moins. vient ainsi de publier sur l’impact de l’arrêt quasi-total de l’économie sur la santé grâce à la méthode éprouvée . Résultat : en à peine deux mois, 2.300 décès évités du fait d’une diminution de l’exposition aux particules fines d’une taille de 2,5 microns (PM2,5) qui n’ont pourtant diminué que de 7% et 1.200 morts du fait du dioxyde d’azote (N02), un gaz lié, lui, au trafic routier dont les émissions se sont effondrées de 40%. Les épidémiologistes ont pris la précaution de scinder ce printemps 2020 en deux périodes, celle du confinement total (16 mars au 11 mai) et du déconfinement partiel (11 mai au 22 juin) pour bien préciser l’impact d’un arrêt presque total des activités en général, du trafic routier en particulier.

"Pour la première fois en effet, nous avons pu déterminer l’impact différent des particules fines et du dioxyde d’azote, se félicite Sylvia Medina, principal auteure de l’étude. Si les particules fines ont une multitude de sources, le dioxyde d’azote, lui, provient principalement du trafic routier". Les études gagnent ainsi en précision et permettent désormais de mieux caractériser la responsabilité des différentes sources d’émissions. Ainsi, si les particules fines ont peu baissé lors du premier confinement, c’est parce que des activités comme l’épandage des engrais agricoles ou le chauffage au bois n’ont pas cessé au contraire du trafic routier, comme l’ont montré .

Agir à la source des émissions permet d'obtenir immédiatement des résultats sanitaires

Les chercheurs ont également voulu inscrire l’épisode exceptionnel du printemps 2020 dans une tendance plus longue. Une première EQIS avait ainsi été entreprise en 2007 et 2008 dont les résultats avaient été publiés en 2016. Dans l’impossibilité technique de différencier à l’époque les responsabilités des PM2,5[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi