Confinement: la fermeture des commerces risque de continuer, prévient la majorité

Claire Tervé
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Le porte-parole du gouvernement, ici lors d'une conférence de presse le 28 septembre, semble exclure une réouverture des commerces.  (Photo: Benoit Tessier / Reuters)
Le porte-parole du gouvernement, ici lors d'une conférence de presse le 28 septembre, semble exclure une réouverture des commerces. (Photo: Benoit Tessier / Reuters)

CONFINEMENT - “Tous les quinze jours, nous ferons le point”, avait annoncé Emmanuel Macron lors de l’annonce du nouveau confinement d’un mois le 28 octobre. Un bilan de mi-parcours qui se profile donc pour ce jeudi 12 novembre (Jean Castex prendra la parole lors d’une conférence de presse après un nouveau conseil de défense) et qui, les petits commerçants l’espèrent, pourrait annoncer la réouverture de tous les commerces non essentiels dans les plus brefs délais.

“Il est indispensable de pouvoir rouvrir”, le 13 novembre serait le dernier délai “pour sauver la situation économique et sociale, estime ainsi Romain Mulliez, président de l’enseigne PicWicToys. Les activités saisonnières ne peuvent pas survivre grâce aux aides du gouvernement.”

Mais à deux jours de ce rendez-vous, c’est loin d’être gagné. “Aujourd’hui il semble très tôt pour proposer un assouplissement des règles fixées, la situation reste grave”, a prévenu Gabriel Attal, ce mardi, lors du compte rendu du conseil des ministres.

Le porte-parole du gouvernement a évoqué trois cas de figure possibles jeudi:

  • “un maintient des règles que nous connaissons aujourd’hui”

  • “un éventuel durcissement de certains points si cela s’avère nécessaire”

  • “un assouplissement des règles sur certains points si cela s’avérait possible”.

Mais ce dernier point semble bien mis de côté. La réouverture des commerces “non essentiels” devrait donc attendre encore un peu.

“Plutôt un tour de vis supplémentaire”

Un cas de figure qui était déjà évoqué ces derniers jours dans l’entourage du gouvernement. “Ce ne sera pas cette semaine. Quand on voit que les hôpitaux sont saturés, ça n’aurait aucun sens”, confiait au Parisien un haut fonctionnaire du ministère de l’Économie. “Il y a un Conseil de défense jeudi, l’hypothèse est plutôt celle d’un tour de vis supplémentaire”, ajoutait encore un proche du Premier ministre.

Ce mardi, le sentiment n’a pas changé. “On ne s’oriente pas du tout vers un desserrage pour les commerces”, pronostique aussi un conseiller de l’exécutif. “C’est un peu tôt. Il y a de premiers indicateurs qui ont été évoqués par Olivier Véran, mais la baisse n’est pas suffisamment forte et on n’a pas suffisamment de recul pour savoir si ce n’est que conjoncturel ou tendanciel”.

C’est également ce même message qu’a émis ce mardi matin sur France Inter Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Pour lui, il n’est pas encore temps de rouvrir les petits commerces.

“Le frémissement dont on parle n’est pas suffisant, il faut que le nombre de cas baisse de façon beaucoup plus significative”, explique-t-il. Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, “c’est injuste parce que les commerçants ont pris toutes les mesures de protection sanitaire, mais il faut éviter (...) qu’on aille en ville et faire les courses”.

Dans la même lignée, la conférence de presse du Premier ministre Jean Castex, sera “surtout pédagogique”, a indiqué un conseiller de l’exécutif à l’AFP. “L’objectif est que d’ici le 1er décembre on puisse alléger la contrainte pour que les courses de Noël puissent se dérouler normalement. D’ici là, il faut faire appel à la discipline des gens”, conclut un cadre de la majorité.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.