Confinement : quand l’inconnu entraîne de l’angoisse

"Alors je vous fais faire un petit tour de l’appartement". Scène de vie confinée. Alexandra Gilson est mère de famille, et comme pour tous, sa vie s’est comme arrêtée depuis quatre jours. Gérer la promiscuité familiale, notamment avec des adolescents, rien d’impossible à ce stade. En revanche, affronter un ennemi invisible créé de l’angoisse. On se confine à des proches ou sur les réseaux "On parle de guerre, mais ça ne se voit pas. Ça paraît presque irréel. C’est ça le sentiment : on ne palpe rien. Si on entendait des bombes, des armes, de la destruction, on comprendrait. Mais là, on ne comprend pas", explique-t-elle. Cette situation inédite génère de l’anxiété, alors on se confie à des proches, ou sur les réseaux sociaux. Psychologue, Jeanne Siaud-Facchin répond aux internautes, chaque jours plus nombreux sur son site Internet.