Confinement : le gouvernement hausse le ton face aux dérives

Tolérance zéro depuis quelques jours pour les automobilistes parisiens. Les policiers vérifient scrupuleusement les attestations des conducteurs. L'heure n'est plus à la prévention mais à la verbalisation. Pour ceux qui fraudent la sanction est claire : 135 euros d'amende. Les contrôles sont renforcés aussi dans les aéroports. La police aux frontières a intercepté un trafic de faux tests PCR. Au total, au moins 200 faux documents ont été vendus à des passagers, pour des sommes allant de 100 à 150 euros par test. "C'est un document qu'ils ont scanné, et, avec des logiciels de retouche photo, ils ont modifié certains aspects du document", explique Julien Gentile, directeur de la police aux frontières de Roissy et du Bourget (Seine-Saint-Denis). Le ministère du Travail durcit le ton Les règles se durcissent aussi dans les entreprises. Sur les 20 millions de salariés du pays, huit millions peuvent télétravailler mais selon la ministre du Travail, on est encore loin du compte. "Peut-être que ce n'était pas forcément tout de suite au bon rythme. Je pense qu’ils [les patrons] ont bien compris le message", estime Elisabeth Borne. Le durcissement est aussi effectif dans les écoles depuis la rentrée. Pour les petits, le masque est obligatoire dès l'âge de six ans. Pour les grands, l'enseignement à distance est à privilégier. Le gouvernement pourrait à nouveau durcir les règles de ce confinement.